Inspirations

Les neurosciences

« Le cerveau est la chose la plus complexe de l'univers, on est très loin d'avoir tout découvert, ce sont simplement les débuts des recherches. »

Les neurosciences nous ont permis de faire des découvertes considérables sur le cerveau humain grâce à l'imagerie cérébrale mais avant tout à la psychologie cognitive.

La psychologie cognitive est fondée sur l'étude des comportements qui se fait à l'aide de méthodes traditionnelles telles que :

  • La réponse à des questionnaires ;

  • La mesure des temps de réponses des enfants ;

  • La mesure des mouvements oculaires des personnes ;

  • Etc..

Dans cette discipline, le comportement est toujours au centre des choses et l'imagerie cérébrale vient ajouter une certaine compréhension de l'architecture du cerveau qui sous-tend ses comportements.

Cependant, attention, les sciences cognitives sont des sciences récentes, des sciences en pleine évolution, il ne faut donc pas s'attendre à des sciences fixées. Ainsi, il va falloir avoir un dialogue permanent pour vérifier et valider dans les classes ce que les sciences cognitives peuvent dire d'un point de vue très général sur l'organisation du cerveau.

Les Neurosciences cognitives ( Principaux référents : Idriss Aberkane et Stanislas Dehaene)

Les neurosciences cognitives nous expliquent comment le cerveau humain apprend. Il existe quatre paliers d'apprentissage :

L'attention : L'attention sert à sélectionner des informations et à faciliter l'apprentissage. Pour permettre à un enfant d'apprendre, il faut captiver son attention à chaque instant en lui proposant du matériel attrayant qui ne le distrait pas de sa tâche principale (autrement dit qui ne crée pas de double tâches).

L'engagement actif : « Un organisme passif n’apprend pas. L’apprentissage est optimal lorsque l’enfant alterne périodes d'enseignement et tests immédiats et répétés de ses connaissances. ». Stanislas Dehaene. L’enfant est plus actif et impliqué quand il a envie de faire une activité. L'activité doit donc lui plaire, il doit y voir un intérêt personnel … Contraindre un enfant à faire une activité est contre productif.

 Le retour d'information : Les neurosciences démontrent que :

  • Les encouragements stimulent les apprentissages ;

  • L’erreur, l'incertitude est nécessaire ;

  • Les punitions face aux erreurs (ou les devoirs notés) sont inutiles et ne font qu'augmenter le stress qui est extrêmement délétère pour les apprentissages.

 La consolidation :  « Pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de trois passages au minimum ». Stanislas Dehaene.

Le sommeil est un atout pour bien mémoriser. En revanche, le stress* a un effet désastreux sur la mémoire.

Les Neurosciences affectives et sociales (Principale référente : Catherine Guegen)

Un être humain est un être social, son cerveau est “neurosocial”. L'être humain a besoin des autres. Dans le cadre de l'apprentissage, les relations sociales sont très importantes : L'Homme apprend dans les relations positives à l'autre.

La recherche a démontré que nos neurones ont besoin de contacts physiques. 

« Nous devons cultiver notre intelligence relationnelle. Notre cerveau en a un besoin vital. Une des meilleures façons de la développer est de multiplier les actes d’altruisme. ».

Un être humain ne se construit que s'il a une connaissance de lui-même. Or, ce sont les émotions qui nous renseignent sur nous-mêmes. Ainsi, favoriser l'expression des émotions est fondamentale pour le développement de l'être humain.

L'environnement social et affectif agit sur :

  • Le développement des neurones ;

  • La myélinisation du cerveau (processus de maturation des cellules nerveuses ) ;

  • Les synapses (zone de contact qui s’établit entre deux neurones) ;

  • Les circuits neuronaux ;

  • les structures cérébrales ;

  • L'axe neuro-endocrinien (qui régule le stress) ;

  • L'expression de certains gênes.

Entretenir de bonnes relations sociales et savoir vivre ensemble est donc primordial pour le développement du cerveau humain et les chercheurs s'accordent à dire qu une relation empathique, aimante et soutenante est idéale pour le bon développement de notre cerveau.

“ Lorsque nous nous comportons de manière chaleureuse et empathique envers quelqu'un, tout notre organisme s'épanouit. Un simple sourire, une main tendue et tout s'illumine dans l'organisme de celui qui donne mais aussi dans celui qui reçoit : “le rhytme cardiaque s'apaise, la pression sanguine se régule, le système immunitaire s'active, la digestion est optimisée. Et, dans le cerveau de toutes les personnes impliquées dans cette relation positive, de nouveaux neurones se créent, notamment dans les circuits de la mémoire, de l'empathie, du sens moral et de la prise de décision(Céline Alvarez) et nos aptitudes dans ses domaines se renforcent. Ainsi, lorsque nous agissons de manière bienveillante envers un enfants (ou adulte!) nous agissons de manière extrêmement positive sur sa santé, ses capacités morales, cognitives et sociales.

Courant pédagogiques de référence

  • Maria Montessori

  • Bernard Collot (l'école du 3ème type)

  • Alexander Sutherland Neill (Summerhill)

  • Celestin Freinet

  • Céline Alvarez